Chambre de Commerce et d'industrie Magog-Orford

Membre du mois – Jean-Paul Scieur, champenois, viticulteur de 6e génération

  • Pourquoi Magog? Un climat propice pour la culture et un coup de cœur pour la région
  • Ce qui le stimule comme entrepreneur : sa relation avec ses employés et son amour du service à la clientèle.
  • Aspiration : faire grandir l’entreprise en faisant découvrir ses produits au plus grand nombre de gens possible.

Finaliste au Grand prix du tourisme québécois 2012, Jean-Paul Scieur nous reçoit dans la salle de réception de son vignoble qui vient de fêter ses 25 ans. Arrivé au Québec en 1991, il ne regrette pas d’avoir quitté sa Champagne natale pour venir bâtir son entreprise ici, dans la région de Magog-Orford.

photo_1852807_resizeDès le tout début du projet, Jean-Paul et son frère François mettent sur pied la Fête des vendanges à même le vignoble. Rapidement, ils en perdent le contrôle et confient l’organisation au comté, puis à la ville de Magog. Cet événement d’ampleur au Québec se veut un événement promotionnel des vins québécois. Auparavant les vins québécois avaient de la difficulté à concurrencer le marché. Or, M. Scieur nous affirme que ce n’est plus le cas : «il faut être fier de ce que l’on produit ici.» Cette année, la Fête des vendanges fêtera ses 20 ans et ils veulent en faire tout un événement.

Depuis les années 90, le Cep d’Argent a grandement innové dans son décor et sa façon de faire; ce vignoble étant auparavant à thématique médiéval. Sa «vache mauve» comme l’appelle M. Scieur, est désormais le retour à ses origines. C’est pourquoi, ils font maintenant vivre une expérience Champenoise aux visiteurs du vignoble. Le concept des bulles est présent et on y met toute la gomme : engagement d’un sommelier, nouvelles formations pour les employés, nouveaux concepts d’accords mets et vins, dégustation impériale, etc. Les épicuriens qui s’y rendent au pourront y vivent une toute nouvelle expérience.

M. Scieur nous affirme que les gens s’intéressent de plus en plus aux produits locaux, mais également à l’empreinte environnementale de ce qu’ils consomment. L’écologie a donc une place importante et primordiale dans la viticulture des Scieurs. On y retrouve des plantes hybrides plus résistantes qui demandent un arrosage diminué de 75% par rapport aux vignes traditionnelles – que l’on retrouve en France, par exemple.

Il peut être difficile de s’implanter dans un marché où les vins étrangers ont une place ferme et établie depuis de nombreuses années. C’est pourquoi, selon M.Scieur, il faut que les gouvernements et les critiques ouvrent de plus en plus leur esprit aux produits des viticulteurs québécois. La population comprendrait peut-être que les vins d’ici ont leur place sur nos tablettes et nos tables.

M. Scieur nous rappelle qu’il a travaillé fort sans compter ses heures tout en aimant ce qu’il fait. Impliqué dans la communauté viticole du Québec, il est fier de stimuler les goûts de toutes les générations, tout en favorisant la démocratisation et l’accessibilité à des produits de première qualité.